Notice

Auteur(s) Thierry ARGANT, Simon LEMAÎTRE
Date de publication2020
Titre complet de la publicationCivrieux (01), « La Bergerie », Tranche 2
Type de publicationRapport
ÉditeurÉveha
Nombre de volumes3
Langue du documentfrançais
RésuméÀ l'occasion de l’agrandissement du Parc technologique de la Bergerie par la Communauté de communes Dombes Saône Vallée à Civrieux (Ain), différentes fenêtres de fouille ont permis d'explorer un peu plus de trois hectares du plateau de la Dombes au printemps 2016. Le site étudié occupe un interfluve vallonné à 4,5 km à l'est de la vallée de la Saône sur des terrains morainiques à texture limoneuse. Les investigations archéologiques ont permis de mettre au jour quelques indices de fréquentation au Néolithique final et au Bronze ancien, puis une vaste zone d'habitat de l'âge du Bronze final I. Elle n'a pu être observée que sur ses marges, mais le diagnostic préalable indique qu'une grande partie de la parcelle en cours d'aménagement, vaste de 14 ha, était probablement occupée à cette époque. Un habitat du début du premier âge du Fer (Hallstatt C) lui succède selon d'autres modalités. L'occupation suivante consiste en une nécropole couvrant un peu plus de 5 000 m2, fréquentée entre le second âge du Fer et le début de l'Antiquité. Les structures qui la composent apparaissent très arasées et comprennent neuf monuments fossoyés de plan carré et de taille variant de 7 m de côté à 16 m pour le plus vaste. Il a malheureusement été impossible de leur associer directement une sépulture, laquelle devait se trouver en surface ou peu enfouie, ou sur un tertre. Dans la plupart des cas, l'arasement est tel qu'il est d'ailleurs impossible de déterminer la dynamique de comblement des fossés, laquelle aurait pu éventuellement donner des indications sur le relief initial. Deux autres monuments appartenant au même secteur et composés de quatre trous de poteau relativement modestes disposés en carrés de 2 m de côté, évoquent les plans de greniers de la période mais, tant la taille modeste des creusements que leur localisation et la présence de quelques esquilles osseuses humaines calcinées, permettent de proposer qu'il pourrait s'agir de monuments funéraires en bois hors sol. Deux dépôts d'armes mutilées, contemporains des enclos funéraires permettent de dater l'ensemble de La Tène B2/C1 en accord avec les datations radiocarbones, mais le mobilier céramique permet de supposer sa pérennité jusqu'à La Tène D. La présence d'épées ployées, d'éléments de fourreau et de boucliers et d'un talon de lance suggèrent, pour au moins un des ensembles, la présence d'une panoplie complète de guerrier. Par la suite, la zone funéraire se développe vers le sud avec des dépôts d'incinération sans marqueur évident de localisation. Les dépôts secondaires de crémation les plus récents sont, quant à eux, situés en périphérie des précédents et s'étalent sur une période relativement courte, circonscrite entre la période augustéenne et la fin du règne de Tibère. Le mobilier associé devient de plus en plus parcimonieux, mais les indices de mutilation de mobilier perdurent encore jusqu'au début de la période augustéenne. Une propriété enclose contemporaine de l'utilisation de l'espace funéraire a par ailleurs été découverte à 400 m au sud. Son fossé adopte une orientation à N 62° E, et présente un profil en V de 2,80 m à l'ouverture et de 1,20 m de profondeur. L'abondant mobilier détritique livré par cette structure permet de situer son fonctionnement entre La Tène D1b et D2a. L'angle de l'enclos accueille en outre une abondante concentration de déchets sidérurgiques, illustrée par des culots de forge, quelques fragments de tuyères et de parois de four. Si ces quelques 15 kg de déchets issus de travaux de post-réduction accréditent l'hypothèse d'un foyer fixe et entretenu, et non d'un simple aménagement sommaire à usage unique, leur concentration suggère que le fossé a servi de dépotoir à un atelier de forge situé dans un périmètre relativement restreint. L'espace funéraire perdure jusqu'au début du I er siècle ap. J.-C., avant de laisser la place à un découpage parcellaire, qui ne respecte guère les orientations antérieures, hormis au niveau de la nécropole, dont l'extrémité sud-est est globalement respectée, peut-être en lien avec un axe de circulation nord-sud. On retrouve encore quelques dépôts d'incinération pour le Haut-Empire, au niveau des fossés, mais aucun habitat associé n'a été mis en évidence. Il faut ensuite attendre la période contemporaine pour que le lieu-dit accueille de nouveau des habitations autour du croisement des routes D.66, de création récente, et D.43/D.4 matérialisant un axe de pénétration très ancien depuis la vallée de la Saône.
Mots-clés (sujet)Fosses, fossés, trous de poteau, enclos funéraire, incinération, grenier, habitat rural, four, Céramique, silex, mouture, verre, fibule, arme
Mots-clés (période)Néolithique, Âge du Bronze final, Hallstatt ancien, La Tène finale, Haut-Empire, époque contemporaine
Mots-clés (géographie)Auvergne-Rhône-Alpes, Ain, Civrieux

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Référence bibliographique

Argant, Lemaître 2020 : ARGANT (Thierry) dir., LEMAÎTRE (Simon) dir. — Civrieux (01), « La Bergerie », Tranche 2. Rapport final d'opération archéologique, Service régional de l'Archéologie d'Auvergne-Rhône-Alpes. Limoges : Éveha, 2020. 3 vol.