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Auteur(s) Bruno MAUREILLE, Sandrine COSTAMAGNO, Cédric BEAUVAL, Alan E. MANN, Maria dolores GARRALDA, Célimène MUSSINI, Véronique LAROULANDIE, William RENDU, Aurélie ROYER, Guillaume SEGUIN, Bernard VANDERMEERSCH
Date de publication2017
Titre complet de la publicationThe challenges of identifying partially digested human teeth: first description of Neandertal remains from the Mousterian site of Marillac (Marillac-le-Franc, Charente, France) and implications for palaeoanthropological research
Type de publicationArticle dans un périodique
Revue ou périodiquePALEO
Numéron°28
Moisdécembre
Année du n°2017
Page(s)201-212
Langue du documentfrançais
Résumé1 - Introduction Hominin remains are uncommon in the fossil and archaeological record; each find represents another piece of evidence in the reconstruction of extinct patterns of biology and behavior. Without the contribution of newly developed bio-chemical and paleogenetic techniques (Buckley and Collins 2011; Van Door et al . 2011; Welker et al. 2016), it is oftentimes difficult to recognize fragmentary hominin remains, especially small ones from long bone shafts, amongst a sample of animal bones. Teeth, with their distinctive morphology, are usually easily identified. This, however, is not always the case. Two teeth from the site of Marillac had been modified in such a way that their identification as human was extremely difficult. Marillac is located in the village of Marillac-le-Franc, Department of the Charente, in the southwest of France, about 20 km east of Angoulême (fig. 1). The site is on the right bank of a very small stream, La Ligonne, a right tributary of the Tardoire River. Although casual activities at the site early in the last century had resulted in the discovery of a Neandertal mandibular fragment (David 1935; Piveteau 1957), systematic archaeological excavations at Marillac were not undertaken until 1965- 1980 (Vandermeersch 1976a). More recent work at the site was carried out between 2001-2013 (Maureille et al. 2004a, 2010). Since the 1930s, 87 hominin fossils (corresponding to 109 field fragments), have been discovered, most of them cranial and dental remains plus a few post-cranial pieces. All these hominin specimens possess distinctive morphological attributes of Neandertals and many of them have been published or are available for the scientific community (Piveteau 1951, 1957; Vandermeersch 1976a, 1976b; Mann et al . 2002; Maureille et al. 2004a, 2004b; Mussini 2011; Mussini et al . 2011, 2012; Garralda et al. 2014a and b). Re-examination of the 1965-1980 collection of faunal remains resulted in the discovery of a few hominin fragments, including two anterior teeth, from the same facies, which were previously identified as deciduous incisors of an herbivore, either a bovid or a cervid (fig. 2). 202 B. MAUREILLE et al. This contribution explores the possible causes for this unusual morphology and, in particular, their ingestion by carnivores. This is the most parsimonious explanation as these teeth possess distinctive modifications clearly indicative of the effects of carnivore gastric secretion, damage which is described here for the first time for human teeth. Finally, a number of straight forward macroscopic features are described that permit the rapid identification of these specific taphonomic modifications on human teeth without the need for microscopy or micro-CT scanning. A literature review indicates that additional hominin teeth, with similar scavenger produced changes, may already have been identified at other sites, especially those dated to the Plio-Pleistocene. Key-words: Taphonomy, incisor, carnivore, digestion, Quina Mousterian, France. Résumé : Les challenges liés à l’identification de dents humaines partiellement digérées : première description de vestiges néandertaliens du site moustérien de Marillac (Marillac-le-Franc, Charente) et implications pour la recherche en paléoanthropologie. Les fouilles du gisement de Marillac (Marillac-le-Franc, Charente) 1 ont autorisé l’identification d’un certain nombre de facies sédimentaires qui, pour la moitié inférieure de la stratigraphie, livrent une faune abondante rapportée au MIS 4/3. Du matériel lithique, bien plus rare, traduisant un techno-complexe moustérien de type Quina ainsi que de nombreux vestiges néandertaliens, correspondant à un NMI de sept individus, ont été mis au jour. L’étude de l’évolution géomorphologique du locus « est » du site et l’étude du matériel lithique, des vestiges de faune de la moitié basale de la litho-stratigraphie plaident pour des activités de récupération par les Néandertaliens de toutes les ressources exploitables sur les cadavres ou les portions de cadavres de rennes. Ils s’y livrèrent par intermittence et de façon répétée. La fréquentation du gisement par des grands carnivores, qui ont ainsi pu charogner les restes abandonnés par les hommes, a été très sporadique. Le réexamen des anciennes collections fauniques - précédemment étudiées par un paléontologue non familier avec les faunes du Pléistocène - a permis d’identifier deux dents (des incisives permanentes supérieures). Elles étaient considérées comme des incisives déciduales de bovidé ou de cervidé et sont en fait des incisives permanentes néandertaliennes. Ce qui avait rendu leur identification taxinomique difficile était leur morphologie générale aussi bien au niveau de la couronne que de la racine. Cet article discute les causes potentielles qui pourraient expliquer ces modifications morphologiques de ces deux dents permanentes et en particulier celle de leur digestion partielle suite à leur ingestion par des carnivores. Cette cause est la plus parcimonieuse puisque ces deux incisives présentent des atteintes qui ne peuvent être que la conséquence de l’effet des attaques enzymatique et acide de l’estomac des carnivores. Nous décrivons donc pour la première fois ces dommages et ces modifications morphologiques sur des dents humaines. Enfin, cette contribution fournit aussi des clefs d’identification macroscopiques, simples et n’utilisant pas de techniques microscopiques, de micro CT-scans, qui permettent d’identifier rapidement ces modifications taphonomiques particulières sur des dents humaines. Ces clefs peuvent aider à trouver, comme nous avons pu le faire avec une revue bibliographique, au sein de collections de vestiges fauniques, de nouveaux fossiles humains du Plio-Pléistocène.
Mots-clés (sujet)taphonomie, incisive, carnivore, digestion Moustérien de type Quina,
Mots-clés (période)
Mots-clés (géographie)France

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Lien vers la publication en lignehttps://www.researchgate.net/profile/Maria_Garralda/publication/322821413_The_challenges_of_identifying_partially_digested_human_teeth_first_description_of_Neandertal_remains_from_the_Mousterian_site_of_Marillac_Marillac-le-Franc_Charente_France_and_implications_for_palaeoa/links/5a8c0d470f7e9b1a955614dc/The-challenges-of-identifying-partially-digested-human-teeth-first-description-of-Neandertal-remains-from-the-Mousterian-site-of-Marillac-Marillac-le-Franc-Charente-France-and-implications-for-palae.pdf

Référence bibliographique

Maureille et al. 2017 : MAUREILLE (Bruno), COSTAMAGNO (Sandrine), BEAUVAL (Cédric), MANN (Alan E.), GARRALDA (Maria dolores), MUSSINI (Célimène), LAROULANDIE (Véronique), RENDU (William), ROYER (Aurélie), SEGUIN (Guillaume), VANDERMEERSCH (Bernard) — The challenges of identifying partially digested human teeth: first description of Neandertal remains from the Mousterian site of Marillac (Marillac-le-Franc, Charente, France) and implications for palaeoanthropological research. PALEO, n°28, 2017, p. 201-212.