Notice

Auteur(s) Éric PHILIPPE, Nolwenn LE FAOU
Date de publication2018
Titre complet de la publicationVouneuil-sous-Biard (86), le Bois de la Queue du Renard. un tronçon de l'aqueduc romain de Fleury
Type de publicationRapport
ÉditeurÉveha
Nombre de volumes1
Langue du documentfrançais
RésuméDans le cadre du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Sud-Europe Atlantique entre Tours et Bordeaux, les fouilles menées au Bois de la Queue du Renard à Vouneuil-sous-Biard (86) ont permis d'étudier une portion de l'aqueduc de Fleury. Ce dernier, le plus long des aqueducs de Poitiers, a fait l'objet de descriptions depuis les années 1830, complétées par une notice publiée en 1854 par A. Duffaud à l'occasion d'un projet de réutilisation des aqueducs antiques pour approvisionner Poitiers en eau. Il décrit un conduit de section trapézoïdale, en majorité enterré et construit en béton coffré, qui parcourt près de 25,5 km avec une pente moyenne s'établissant à 0,123 m/km. Fonctionnant sur le principe de l'écoulement gravitaire, le tracé de l'aqueduc est tributaire de la topographie. Dans le Bois de la Queue du Renard, le tronçon étudié de l'aqueduc de Fleury, long de plus de 300 m, contourne à flanc de versant à la fois un point haut et une dépression. Le fond du canal s'y établit autour de l’altitude 115 m NGF selon une pente très faible, incluant des secteurs en contrepente. Le fond de l'aqueduc est constitué d'une chape de béton coulée sur un hérisson de pierres qui tapisse le fond de la tranchée d'installation. Sur cette chape, les parois du canal ont été façonnées successivement au moyen de coffrages. Un fin enduit de mortier de tuileau parfaitement lissé en recouvrait l'intérieur. La couverture du canal était cintrée et composée de pierres de calcaire grossièrement équarries liées au mortier de tuileau. La voûte était recouverte d'une couche de mortier de tuileau afin de garantir l'étanchéité du conduit. Seuls les départs de voûte étaient partiellement conservés dans cette portion du tracé. Dans la quasi-totalité du tronçon étudié, un mur en pierres sèches a été édifié entre la paroi de l’aqueduc et le bord de la tranchée d'installation à l'amont topographique (côté relief). Cet aménagement assurait le drainage des écoulements de surface ruisselant du versant. Ainsi, l'aqueduc et l'eau destinée à la ville étaient isolés des infiltrations d'eaux de surface. La nature calcaire des eaux qui transitaient dans la canalisation a engendré une accumulation de dépôts carbonatés sur les parois et le fond, réduisant progressivement la section du conduit jusqu'à entraver son bon fonctionnement. L'étude de ces dépôts a montré, entre autres, d'une part qu'aucun curage de l'encroûtement n'avait été effectué dans ce tronçon, et d'autre part que la durée de fonctionnement de cette canalisation n'excédait pas quelques décennies. Malheureusement, la fouille archéologique n'a pas permis de mettre au jour d'élément permettant de dater précisément la construction et l'époque de fonctionnement de cet aqueduc. D'autres recherches devront donc être menées sur cette adduction afin de répondre aux questions qui restent posées.
Mots-clés (sujet)aqueduc, céramique, dépôts carbonatés
Mots-clés (période)Antiquité romaine
Mots-clés (géographie)Nouvelle-Aquitaine, Vienne, Vouneuil-sous-Biard

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Référence bibliographique

Philippe, Le Faou 2018 : PHILIPPE (Éric), LE FAOU (Nolwenn) — Vouneuil-sous-Biard (86), le Bois de la Queue du Renard. un tronçon de l'aqueduc romain de Fleury. Rapport final d'opération archéologique, Service régional de l'Archéologie de Nouvelle-Aquitaine. Limoges : Éveha, 2018.