Notice

Auteur(s) Érica GAUGÉ, Hélène POLLIN, Benjamin TIXIER
Date de publication2017
Titre complet de la publicationLigné (44)
Type de publicationRapport
ÉditeurÉveha
Nombre de volumes1
Langue du documentfrançais
RésuméLa fouille de La Croix-Douillard à Ligné a fait suite à un diagnostic réalisé par J. Cornec (Inrap). Au total, ce sont 206 structures archéologiques qui ont été observées. La fouille a permis de distinguer parmi celles-ci 14 éléments non-anthropiques (dont 13 chablis et une mare) et 192 structures d’origine anthropique. La première installation identifiée lors de la fouille à La Croix-Douillard remonte au plus tôt au XII e siècle et semble être ex-nihilo. Des structures de stockage, silos et petits bâtiments sur poteaux, côtoient quelques structures de production liées au feu (fumoir, grillage ?), revêtant ici un caractère domestique. Il ne nous est parvenu qu'un témoignage partiel d'une occupation probablement plus vaste, composée à la fois de zones de production et de grands champs mis en culture. De cette activité agricole ne subsistent que des grains contenus dans un silo. Ils ont permis d'identifier une céréale : le blé nu (Triticum aestivum/durum/turgidum), peut-être du blé froment (Triticum aestivum). La nature de cette occupation est partiellement précisée par la présence de nombreux plats, les « tèles à lait », utiles à la préparation des laitages. Leur présence peut témoigner d'une troisième activité, liée à l'élevage. Cet établissement est délaissé, peut-être tant à cause de sa position en bas de pente, soumise aux aléas climatiques qu'à la généralisation de la faible durée de l'occupation à cette époque. Il ne semble pas avoir d'abandon définitif de ce secteur puisque l'occupation est déplacée à quelques centaines de mètres au XV e siècle. Cette seconde occupation cumule habitat et structures de production domestique et agricole. La zone d'habitation supposée s'étend sur moins de 300 m2. Elle est composée de deux bâtiments, l'un à deux nefs et l'autre possiblement à abside, accompagnés de deux petits bâtiments sur poteaux, peut-être des greniers ou des fenils. L'habitat est complété d'un puits maçonné, situé plus au sud, en milieu de pente. Des fossés protègent le secteur, à l'avant pour recueillir le ruissellement de l'eau et sur le côté est, peut-être pour lutter contre les vents. Parallèlement, on peut noter une production domestique et peut-être de l'élevage ou des cultures. La production n'est illustrée que par une structure de combustion à la typologie proche d'un four de potier (Valais 2001 : 206) mais l'absence de tessonnière ne confirme pas cette fonction. Ce four est compris dans une zone fossoyée de grande envergure qui abritait probablement d'autres structures de ce type. Un second enclos était peut-être destiné à contenir du bétail. Les analyses des phosphores n'abondent pas dans ce sens mais l'érosion des sols ne permet aucune affirmation. L'abandon de cette seconde occupation n'est pas lié à un élément marquant. Les conditions de bas de pente ont conduit, malgré les fosses et fossés de rétention d'eau, au déplacement de l'occupation ou à son arrêt total. Ce déplacement pourrait aussi être dû à un changement seigneurial ou ecclésiastique, mais dont la réalité n'a été perçue ni en fouille, ni dans les textes.
Mots-clés (sujet)Puits, fosse, fossé, trou de poteau, grenier, habitat, fumoir, four
Mots-clés (période)Moyen Âge, Époque moderne
Mots-clés (géographie)Pays-de-la-Loire, Loire-Atlantique, Ligné

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Référence bibliographique

Gaugé et al. 2017 : GAUGÉ (Érica), POLLIN (Hélène), TIXIER (Benjamin) — Ligné (44). Rapport final d'opération archéologique, Service régional de l'Archéologie des pays-de-la-Loire. Limoges : Éveha, 2017.