Notice

Auteur(s) Julien DENIS
Date de publication2007
Titre complet de la publicationChassenon (16), Longeas - tranche 2
Type de publicationRapport
ÉditeurÉveha
Nombre de volumes3
Langue du documentfrançais
RésuméLe vicus antique de Chassenon est situé à l'extrémité est du département de la Charente, au sommet d'un plateau peu élevé limité au nord par la Vienne, et au sud par un de ses affluents, la Graine. Il était implanté au carrefour de la voie d'Aggripa reliant Lyon à Saintes et d'une voie antique menant de Périgueux à Poitiers et appartenait à la cité des Lemovices. Dans les cadre des travaux d'aménagement et de mise en valeur du site, le Conseil général de la Charente, propriétaire du site depuis 1985, a prévu la création d'un nouvel accès routier passant au sud de l'aqueduc principal. La fouille a porté sur deux zones distantes de 150 m. Sur la première zone de fouille, une première phase d'occupation, non datée, se caractérise par des creusements indéterminés aménagés dans un paléosol. Puis, probablement dans le courant du IIe siècle, un bâtiment assez vaste est construit. Avec une largeur de 14,75 m et une longueur estimée à plus de 20 m, l'édifice devait avoir une superficie proche de 300 m2. Les parties fouillées semblent s'organiser autour d'une cour d'une superficie de 80 m2 qui est traversée en son centre par un canal composé de blocs d'impactite. A l'est se développait une petite galerie sur poteaux ou un appentis, tandis que le côté ouest était pourvu d'une succession de trois salles aux sols de béton de tuileau. Celle située au centre était construite sur une petite cave accessible par une échelle-de-meunier. À la fin du IIe siècle, un niveau de circulation est construit contre le mur ouest de la domus. Il a conservé les traces de plusieurs ornières. Un dépotoir d'occupation qui fonctionne jusque dans le cours du IIIe siècle est alors installé en bordure de cette voie et a livré quelques restes de faune, mais était essentiellement constitué de céramiques culinaires. Dans le troisième quart du IIIe siècle, une canalisation d'eau est construite le long du mur nord. Établie dans une tranchée peu profonde, elle était composée de tuyaux monoxyles d'une longueur moyenne de 1,90 m dont les pièces d'assemblage en fer ont été retrouvées. La domus est abandonnée au début du quatrième quart du IIIe siècle. Le niveau d'abandon retrouvé au fond de la cave offre un bel exemple de vaisselier du troisième quart du IIIe siècle composé essentiellement de formes ouvertes et de vases à provisions. Ces céramiques, qui étaient manifestement stockées dans la cave, étaient accompagnées d'un lot de six monnaies à l'usure très faible et frappées sur un intervalle de temps très réduit (la plus récente est frappée en 268). Les éléments acquis lors de cette fouille semblent indiquer que l'architecture du bâtiment correspond ici bien plus à une petite domus inspirée de types urbains, groupant à la fois des fonctions artisanales ou commerciales et un habitat, qu'à un établissement agricole. Sur la deuxième zone, où les vestiges ne sont plus visibles qu'en négatif, les tranchées de fondation d'un bâtiment au dimensions similaires à celles de la domus de la zone 30 ont été retrouvées. Ce bâtiment, quoique situé à 150 m du premier, et de l'autre côté du vallon, est construit exactement dans la même orientation parcellaire.
Mots-clés (sujet)Habitat urbain, voirie, hydraulique
Mots-clés (période)Antiquité, IIe siècle, IIIe siècle
Mots-clés (géographie)Limousin, Poitou-Charentes, Charente, Chassenon

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Vol. 1 - Texte 3,44 PDF Consulter
Vol. 2 - Figures 157,71 PDF Consulter
Vol. 3 - Annexes techniques 4,68 PDF Consulter

Référence bibliographique

Denis 2007 : DENIS (Julien) — Chassenon (16), Longeas - tranche 2. Rapport final d'opération archéologique, Service régional de l'Archéologie de Poitou-Charentes. Limoges : Éveha, 2007. 3 vol.