Notice

Auteur(s) Christophe SEVIN-ALLOUET
Date de publication2016
Titre complet de la publicationTemps, espace et mémoire dans les sépultures collectives de Grande-Bretagne
Type de publicationArticle dans un périodique
Revue ou périodiqueBulletin de la Société préhistorique française
Numérot. 113
Moisjanvier-mars
Année du n°2016
Page(s)31-56
Langue du documentfrançais
RésuméLe développement et l’application ces dernières années d’une méthode statistique d’inférence bayésienne sur les sépultures collectives de Grande-Bretagne ont considérablement modifié nos modèles relatifs aux questions de chronologie, de temps et de durée d’utilisation de ces dernières (Bayliss et Whittle, 2007 ; Ritchie, 2009 ; Schulting, Sheridan et al. , 2010 ; Schulting, Murphy et al. , 2011 ; Sévin-Allouet, 2013). En prenant comme point de départ ces résultats, la thèse soutenue tout au long de cet article est qu’il y a souvent un processus mémoriel à l’œuvre dans la construction et l’utilisation des premiers monuments funéraires néolithiques de Grande-Bretagne. La réappropriation de lieux préexistants et les utilisations successives et discontinues de ces tombes, mais également les phénomènes d’objectivation, au sens barthien du terme – c’est-à-dire un rapport extatique et conceptuel au monde précédant sa projection matérielle tangible –, seraient les meilleurs exemples de ce processus. Certains rites inhérents aux traitements funéraires dans et autour des sépultures semblent témoigner également de cette volonté de maintenir un lien actif entre les vivants et la communauté des morts. Ces monuments n’auraient donc pas eu qu’une fonction funéraire, mais auraient également – et avant tout – été des points de polarisations dans le temps et dans l’espace pour les premières communautés néolithiques. En se sédentarisant, ces groupes désormais agropastoraux se seraient non seulement fixés dans l’espace mais auraient également cherché, par le biais de leurs monuments funéraires, à s’inscrire dans le temps, créant alors une mémoire sociale légitimant la possession d’un territoire dont l’importance est désormais accrue. Ces questions sont abordées tout au long de cet article de manière théorique par le biais d’une approche phénoméno- logique dont la trajectoire est ici retracée : depuis son origine (éthologique) au début du xx e siècle, jusqu’à son appro - priation par le courant post-processuel anglo-saxon – bouleversant ainsi les paradigmes précédemment établis par l’approche processualiste de Lewis Binford. Au terme de ce travail, les notions de « sacré » et d’« ancêtre » sont reconsidérées à la lumière des résultats obtenus et des hypothèses émises à travers deux intermèdes théoriques : « la construction des territoires sacrés » et « des tombes sans ancêtres ».
Mots-clés (sujet)sépultures collectives, phénoménologie, temporalité, mémoire, ancêtres
Mots-clés (période)Néolithique
Mots-clés (géographie)Grande-Bretagne

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Référence bibliographique

Sevin-Allouet 2016 : SEVIN-ALLOUET (Christophe) — Temps, espace et mémoire dans les sépultures collectives de Grande-Bretagne. Bulletin de la Société préhistorique française, t. 113, 2016, p. 31-56.