Notice

Auteur(s) Yannick TEYSSONNEYRE
Date de publication2015
Titre complet de la publicationLyon 9 e (69), 23 Rue Joannès Carret - ZAC Vaise Industrie Nord – Travaux de Voirie
Type de publicationRapport
ÉditeurÉveha
Nombre de volumes2
Langue du documentfrançais
RésuméL'opération entamée au 23, rue Joannès Carret a été abandonnée peu de temps après sa mise en route, pour des raisons sanitaires. En effet, aucune information en amont du chantier relative à la présence d'éléments polluants importants n'avait été constatée. Cependant, les premiers coups de pelle ont mis au jour des niveaux très pollués se développant également sous la forme d'émanations gazeuses sur l'emprise de cette ancienne casse de véhicules. Cet état de fait a contraint les archéologues, suite aux désagréments encourus (maux de tête, fièvre, vomissements), à se replier et à suspendre les opérations, faute de protocole de protection adapté. De fait, la présentation qui suit s'appuie sur des observations visuelles parfois renseignées par la faible quantité de mobilier récoltée lors du décapage de la première moitié de l'emprise. Les deux journées de décapage effectuées ont ainsi livré, outre la mise au jour de vestiges contemporains pour l'essentiel largement pollués (puits F34, fosse F33, F2 et canalisation F1), la présence significative d'au moins trois, voire quatre trames d'occupations distinctes. L’absence d’élément datants nous a contraint à ne proposer que trois horizons chronologiques : la Protohistoire, l’Antiquité et la période contemporaine (Fig. 5). Deux à trois séquences d’occupation ont été observées dans les horizons antiques du site. Les vestiges les plus anciens découverts lors de la phase de décapage sont situés dans la partie occidentale de l'emprise. Cette concentration s’explique par la présence, dans cette zone, de quatre anomalies sub-circulaires (F4, F24, F25, F23) et un empierrement de forme linéaire (F3) orienté à N°38°O. Ce dernier, que l'on propose d'identifier à un solin, livre la trame d'orientation la plus ancienne. Les quelques fragments de céramique non tournée recueillis au sein de cette structure lors de son nettoyage permettent de la rattacher d'une manière probable à la Protohistoire. Bien que fragile, l'hypothèse d'une unité architecturale protohistorique intégrant les structures F4 et F24 se développant du côté occidental de l'emprise entre 168,71 m et 168,47 m NGF, semble pouvoir être émise (Fig 5). Malgré des observations et du mobilier limités, la présence d'un mur maçonné (F7/F35) et d'un radier (F8) livrent des éléments de datation entre la seconde moitié du II e s. et le début du III e s. ap. J.-C. Orienté à N21°O, cet ensemble pourrait matérialiser l'extrémité occidentale sur l'emprise de l'établissement reconnu au 25-29 Rue Joannès Carret (Nourissat 2010 : 173, 174). Même en l'absence d'éléments datants, l'association de sept anomalies circulaires - probablement des vestiges de trous de poteau (F16, F17, F18, F19, F20, F21, F22) - délimite un ensemble rectangulaire de 6 m de longueur pour 4 m de largeur dont l'orientation semble parfaitement coïncider avec celle de ce premier ensemble (Fig 5). Il est ainsi tentant d'émettre l'hypothèse d'un petit édifice sur poteaux en lien avec l'un des états de la villa du 25-29 Rue J. Carret (Nourissat 2010 : 174). Toutefois, ces probables vestiges de trous de poteau doivent être interprétés avec prudence car, à l'exception de la levée topographique dont ils ont fait l'objet, ils n'ont été ni fouillés, ni photographiés, ni dessinés. De même, leur localisation au ras de la berme suggère peut- être leur continuité, voire l'appartenance à un autre ensemble (Fig 5). La seconde trame est circonscrite par deux fossés parallèles (F10 et F14) orientés à N42°O. Distants de 27,5 m l'un de l'autre, ces deux fossés encadrent les vestiges de plusieurs linéaires (F26, F27, F28, F29, F30, F31 et F32) qui, associés, se développent suivant une orientation tout à fait identique à celles des fossés. Marqués par la présence de petites pierres, ou tegulae et briques (de calages ?) disposées sur leur bordure, ces vestiges forment une sorte de plan en « escalier » délimitant plusieurs compartiments (Fig 5). Malgré les troncatures observées, il est tentant d'émettre l'hypothèse d'une lecture de ces vestiges comme étant l'extrémité méridionale d'un bâtiment construit sur sablière basse. Immédiatement à l'est de cet ensemble, une inhumation F5 dont l'orientation est similaire à celle de la trame délimitée par les fossés F10 et F14 a été mise au jour. On notera que la tête du défunt est localisée au nord et qu'un petit objet en fer non identifié et non prélevé était situé au niveau de son épaule. Enfin, la série de vestiges antiques installés sur les niveaux antiques ( US 6) ne semble a priori pas pourvoir être rattachée à l'une où l'autre des trames observées (F6, F11, F12 et F13). Malgré l'absence d'élément datant, de fouille et de relevés, l'ensemble des vestiges observés en planimétrie est probablement à mettre en lien avec l'établissement reconnu au « 25-29 Rue Joannès Carret » (Nourissat, Franc 2009, Nourissat 2010 : 173-174). Les structures relatives à l'occupation protohistorique n'ont été que partiellement atteintes pour être documentées et datées.
Mots-clés (sujet)-
Mots-clés (période)Néolithique, Protohistoire, Antiquité
Mots-clés (géographie)Rhônes-Alpes, Rhône, Lyon 9e

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Référence bibliographique

Teyssonneyre 2015 : TEYSSONNEYRE (Yannick) — Lyon 9 e (69), 23 Rue Joannès Carret - ZAC Vaise Industrie Nord – Travaux de Voirie. Rapport final d'opération archéologique, Service régional de l'Archéologie de Rhône-Alpes. Limoges : Éveha, 2015. 2 vol.