Notice

Auteur(s) Thomas GUÉRIN, Amélie BERTHON, May COUSSIRAT
Date de publication2012
Titre complet de la publicationVitré (35), Fouille archéologique de la place du château
Type de publicationRapport
ÉditeurÉveha
Nombre de volumes3
Langue du documentfrançais
RésuméLa fouille extensive de La Place du Château, devant la forteresse médiévale, avait pour but de mettre en évidence les vestiges archéologiques urbains et les éventuels aménagements en relation directe avec le château. Les résultats ont très largement permis de retracer l'histoire de cet espace du XIIe au XXe siècle, qui restait insoupçonnée jusque là. Si des constructions défensives en rapport avec le château n'ont pas été exhumées, à l'exception peut-être du tracé primitif du fossé et d'un mur pouvant appartenir à un premier pont daté du XIIe siècle, la compréhension de ce quartier urbain a très largement bénéficié de ces récentes investigations. En effet, la fouille, comme les études qui s'ensuivirent, ont modifié la vision de cet espace en proposant de nouvelles interprétations. C'est sans doute les relations entre le collège de chanoines, fondé en 1209 par le baron André III, et le pouvoir seigneurial qui se sont révélées au travers des vestiges. En effet, la construction de la collégiale de la Madeleine a dû s'accompagner de l'édification d'une clôture canoniale, identifiée par la fouille et datée du XIIIe siècle. Cet enclos, situé au sud de la place, est ensuite détruit et remplacé par un hameau canonial à la fin du XIVe siècle, période où la collégiale subit elle-même d'importants travaux. Ce hameau de plusieurs maisons est confirmé par les textes qui identifient plusieurs habitations appartenant aux chanoines, dont la Trésorerie, le Chapitre et la Sallette. Ce quartier, occupé jusqu'au début du XVIIe siècle, comprend aussi quelques riches demeures civiles. Sur le long terme, la cour située devant le château est donc un espace privilégié laissé aux chanoines, signe de la protection directe du seigneur sur cette communauté religieuse. Protection qui reflète la puissance et la réussite du seigneur. Sans que l'on sache si cette protection s'amoindrit avec l'arrivée de la famille de La Trémoille en 1605, les maisons sont détruites et le trésorier échange la sienne contre une autre, située actuellement rue Notre-Dame. Cette destruction programmée de l'ancien hameau canonial précède la construction d'écuries, barrant la place à l'est. Celle-ci redevient, à ce moment là, une avant-cour dont l'usage semble réservé au château. Il faudra attendre l'achat de celui-ci et de ses dépendances par la municipalité en 1819 pour considérer La Place du Château comme un véritable espace public (halles aux viandes et aux poissons, ateliers) et ouvert, tel qu'il est perçu aujourd'hui. La somme des résultats aussi bien en fouille qu'en post-fouille a permis d'écrire l'histoire d'un quartier sur huit siècles. Se succèdent, autour d'une zone centrale laissée toujours libre, bâtiments religieux, habitats, écuries et enfin, une place publique. Les questions concernant l'implantation religieuse, les rapports entre le seigneur et le chapitre, le quotidien des populations, ont pu être abordées. Enfin, ont été formulées des hypothèses sur le parcellaire, l'architecture et l'urbanisme.
Mots-clés (sujet)Medieval Cities and Urbanism, Medieval castles, Medieval Castles and Fortresses, and Canonical Chapter
Mots-clés (période)Moyen Âge, Époque moderne, Époque contemporaine
Mots-clés (géographie)Bretagne, Ille-et-Vilaine, Vitré, La Place du Château

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Volume2 - Illustrations 48,33 PDF Consulter
Volume3 - Inventaires 3,85 PDF Consulter

Référence bibliographique

Guérin et al. 2012 : GUÉRIN (Thomas), BERTHON (Amélie), COUSSIRAT (May) — Vitré (35), Fouille archéologique de la place du château. Rapport final d'opération archéologique, Service régional de l'Archéologie de Bretagne. Limoges : Éveha, 2012. 3 vol.