Notice

Auteur(s) Guillaume MAZA
Date de publication2014
Titre complet de la publicationÀ propos d'une assiette à décor peint d'origine helvète importée en territoire ségusiave (Lyon, Rhône, France) ? Retour sur les imitations de Lamboglia 36 en Gaule
Type de publicationContribution dans un recueil ou dans une monographie
Titre de l'ouvrageDe l'âge du Fer à l'usage du verre. Mélanges offerts à Gilbert Kaenel, dit "Auguste", à l'occasion de son 65e anniversaire.
Direction de la publicationBULLINGER (Jérôme) dir., CROTTI (Pierre) dir., HUGUENIN (Claire) dir.
ÉditeurCahiers d'Archéologie Romande
Page(s)141-151
Langue du documentfrançais
RésuméCette courte notice se propose de faire le point sur une imitation indigène d’assiette à marli de type Lamb. 36, empruntée au répertoire de forme de la campanienne A. Elle a été découverte dans les niveaux associés à l’officine lyonnaise du quai Saint-Vincent, datée de la première moitié du 1er siècle avant notre ère (La Tène D2a). Le site est implanté sur une terrasse alluviale dominant le confluent du Rhône et de la Saône, en rive gauche de cette dernière, à l’emplacement présumé du bourg de Condate (fig. 1)1. Les vestiges consistent essentiellement en un atelier de potier gaulois, le plus ancien connu à ce jour à Lyon, qui a fait l’objet d’une première présentation en 1996 dans le cadre de la publication des ateliers de potiers antiques de Lyon (Lascoux, Widlack 1996) et d’une courte notice complémentaire en 2003 à l’occasion de l’exposition Lyon avant Lugdunum (Lascoux, Gay 2003). Seuls subsistent cinq fours circulaires aménagés directement dans le terrain naturel, dont le mieux conservé (four D) possédait encore sa chambre de chauffe et sa sole (environ 2.60 m de diamètre), cette dernière prenant appui sur une couronne de pilastres périphérique, ainsi que sur deux languettes maçonnées (moellons de granite) convergeant vers le débouché de l’alandier (fig. 2 et 3). Ces structures de cuisson sont associées à deux grandes aires aménagées (environ 120 m²), une série de fosses d’extraction d’argile, quelques lambeaux de sols en terre battue et trous de poteaux, dont l’organisation exacte nous échappe (espaces utilitaires, aire de stockage, emplacement de tours, fonds de cabane ?). Malgré l’absence de dépotoirs liés à l’activité de l’atelier, une production d’olpès à pâte calcaire de type républicain est fortement pressentie. par défaut, notamment en raison de la sur-repésentation (53 % des tessons) pour le moins inhabituelle de cette catégorie au sein du mobilier céramique contemporain (Lascoux, Widlack 1996 ; Maza 2001). Des questionnements importants demeurent toutefois sur sa chronologie relative, son extension, ou encore son organisation générale.Les datations proposées dans un premier temps pour le fonctionnement de l’atelier, entre 44/43 et 20 avant notre ère (Lascoux, Widlack 1996),a été revue à la hausse (La Tène D2a) d’au moins deux générations (Maza 1998 ; Maza 2001). Une datation du mobilier dans la première moitié du 1er siècle avant notre ère entraîne des répercussions importantes d’un point de vue historique. Elle expliquerait ainsi le choix des colons chassés de Vienne de se réfugier vers le nord, sur un site déjà occupé par une population fortement romanisée, plutôt que plus au sud en Narbonnaise pourtant toute proche.
Mots-clés (sujet)
Mots-clés (période)
Mots-clés (géographie)Rhône-Alpes, Lyon, quai Saint-Vincent

Accès au document

TitreTaille (Mo)Type de fichierAccès au document
Texte intégral 0,87 PDF Consulter

Référence bibliographique

Maza 2014 : MAZA (Guillaume) — À propos d'une assiette à décor peint d'origine helvète importée en territoire ségusiave (Lyon, Rhône, France) ? Retour sur les imitations de Lamboglia 36 en Gaule. In : BULLINGER (Jérôme) dir., CROTTI (Pierre) dir., HUGUENIN (Claire) dir. — De l'âge du Fer à l'usage du verre. Mélanges offerts à Gilbert Kaenel, dit "Auguste", à l'occasion de son 65e anniversaire. Lausanne : Cahiers d'Archéologie Romande, 2014, p. 141-151.