Notice

Auteur(s) Aurélie MAYER
Date de publication2022
Titre complet de la publicationSaint-Pathus (77), Grande rue et rue de la Maison Neuve
Type de publicationRapport
ÉditeurÉveha
Nombre de volumes2
Langue du documentfrançais
RésuméLes fouilles menées sur le site de Saint-Pathus (juin-octobre 2018), sur une parcelle située au croisement de la rue de la Maison neuve et de la Grande rue, ont permis de mettre au jour une occupation diachronique dont l’élément principal est une nécropole mérovingienne. En marge ouest de l’emprise, un important fossé d’origine antique semble avoir délimité pendant un temps une occupation dont seule la frange a été perçue. Elle s’étend de la seconde moitié du Ier – début du IIe siècle au début du IVe siècle et se compose d’une structure semi-excavée, de fosses, fossés, trous de poteau, puits et d'un empierrement. La nature de cette occupation reste en l’état impossible à préciser, mais elle vient s’ajouter aux multiples fermes découvertes à proximité, et semble être abandonnée à la même période que les trois établissements ruraux du « Bois de l’homme mort ». Par la suite s’implante une nécropole alto-médiévale, dont la limite n'a été reconnue qu'à l'est. Au sud, la Grande rue, d’origine antique, constitue probablement une des limites de l’aire funéraire. Au total, 120 sépultures et faits funéraires annexes ont été mis au jour. Une évolution topo-chronologique de la nécropole était perceptible dès la fouille, avec, au nord, des sépultures complètes, souvent accompagnées de réductions contenant, dans certains cas, le mobilier déposé lors de l'inhumation, et au sud, des sépultures individuelles dont plusieurs présentent des mouvements taphonomiques caractéristiques de l'effondrement d'un fond de coffrage périssable. Les analyses conjointes du petit mobilier et du radiocarbone ont permis d'estimer une occupation s'étalant entre le milieu du Ve siècle et la deuxième moitié du VIIe siècle. Une attention particulière a été portée à l’analyse des restes organiques issus du mobilier, étudiés exhaustivement. Une petite occupation rurale carolingienne composée de structures annexes typiques (fond de cabane, four, silo, grenier) est attestée, malgré le faible nombre de faits concernés. On notera que l’implantation du « grenier », dont une phase de réfection a pu être mise en évidence, se fait à l’exact emplacement de la sépulture double la plus riche de la nécropole mérovingienne. Il est tout à fait hasardeux d’affirmer un lien entre les deux éléments, mais la coïncidence reste troublante. Si quelques structures du Moyen Âge central et du bas Moyen Âge ont été reconnues, la zone n’est vraiment lotie qu’à la période moderne, quand le nombre d’habitants à Saint-Pathus augmente notablement. La présence de deux pièces semi-excavées ou fondations, associées à de nombreuses fosses contenant des débris de construction et de vaisselier, indique une phase bâtie probablement datée des XIVe – XVe siècles. L’aménagement de la parcelle se poursuit ensuite sans discontinuer jusqu’au XXIe siècle.
Mots-clés (sujet)Parcellaire, nécropole, sépulture, inhumation, réduction, contenants périssables, habitat
Mots-clés (période)Antiquité, haut Moyen Âge, Moyen Âge central, bas Moyen Âge, période moderne, époque contemporaine
Mots-clés (géographie)Seine-et-Marne, Île-de-France, Saint-Pathus

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Référence bibliographique

Mayer 2022 : MAYER (Aurélie) dir. — Saint-Pathus (77), Grande rue et rue de la Maison Neuve. Rapport final d'opération archéologique, Service Régional de l'Archéologie d'Île-de-France. Limoges : Éveha, 2022. 2 vol.